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Dimanche 23 septembre 2007

 

Effet de serre et réchauffement climatique : l'essentiel

L'effet de serre est un phénomène naturel important pour la survie de la planète. Surtout, il permet d'avoir une température moyenne sur terre de 15° Celsius, contre -18°C si cet effet n'existait pas. Certains gaz contenus dans l'atmosphère terrestre absorbent une partie des rayonnements infrarouges émis par le sol. Les plus importants naturellement sont la vapeur d'eau, le dioxyde de carbone et le méthane.

Qu'est-ce que l'effet de serre?


L'énergie solaire qui parvient au sol réchauffe la Terre et se transforme en rayons infrarouges. Comme les vitres d'une serre - d'où le nom donné à ce mécanisme - des gaz présents dans l'atmosphère piègent une partie de ces rayons qui tendent à la réchauffer. Ainsi, sans effet de serre, la température moyenne sur la Terre serait de -18 °C et peu d'eau serait sous forme liquide. Cet effet a donc une influence bénéfique puisqu'il permet à notre planète d'avoir une température moyenne de 15° C.


Quel rapport entre effet de serre et réchauffement climatique ?


Le mécanisme d'effet de serre, en piégeant une partie des rayons infrarouges, permet à la terre d'avoir une température moyenne de 15°C et non de –18°C si celui-ci n'opérait pas. Cependant, depuis le début de l'ère industrielle, l'homme a rejeté dans l'atmosphère des gaz (gaz carbonique, méthane, oxydes d'azote, etc.) qui augmentent artificiellement l'effet de serre. Si cet ajout à l'effet de serre naturel est faible (environ +1 %), il amplifié par la vapeur d’eau et a ainsi contribué à l'augmentation de la température moyenne de notre planète d'environ 0,5 °C observée dans la seconde moitié du vingtième siècle.


Quels sont les gaz participants à l'effet de serre ?

Les plus abondants naturellement sont la vapeur d'eau, le dioxyde de carbone et le méthane. Le protocole de Kyoto mentionne 6 autres gaz à effet de serre dus à l'activité humaine.Leur pouvoir de réchauffement global (ou PRG) est exprimé en valeur relative par rapport au CO2 : le PRG du méthane, par exemple, est environ de 25, soit à teneur équivalente 25 fois plus que le CO2.
A noter : le dioxyde de carbone est à lui seul responsable de plus de 50 % de l'augmentation de l'ensemble des gaz à effet de serre. Il s'accumule dans l'atmosphère où sa durée de vie est de plusieurs siècles.


Les 6 gaz visés par le protocole de Kyoto sont :

dioxyde de carbone ou CO2
méthane ou CH4
oxyde nitreux ou N2O
hydrofluorocarbones ou HFC
hydrocarbures perfluorés ou PFC
hexafluorure de soufre ou SF6


OCCUPONS NOUS DU CO2, QUE REJETTE VOTRE VOITURE !


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Samedi 22 septembre 2007
 


Les experts réunis au sein du GIEC (lire encadré) estiment que le réchauffement devrait encore s’accélérer : la température moyenne pourrait s’accroître encore de 1,8 °C à 4 °C d’ici à la fin du XXIe siècle si rien n’est fait. Des chiffres peu élevés? C’est tout le contraire ! Cette différence de température représente l’élévation nécessaire pour passer d’un climat glaciaire à un climat tempéré comme celui d’aujourd’hui.

Et ce réchauffement ne sera pas uniforme sur l’ensemble de la planète.
Le constat est déjà inquiétant. La banquise de l’Arctique a perdu de 30 à 40 % de son épaisseur moyenne ces trente dernières années. Partout dans le monde, les glaciers de montagne se réduisent. La calotte glaciaire du Kilimandjaro est également sur la sellette. Le décalage saisonnier engendré par le réchauffement bouleverse le comportement de la faune et de la flore.

Et si ce réchauffement n’est pas limité, les experts prévoient une multiplication de phénomènes
météorologiques préoccupants : inondations, vagues de chaleur, tempêtes, fonte des calottes glaciaires
et des glaciers de montagne… Sans oublier une élévation générale du niveau de la mer en raison de la dilatation des eaux des océans.

 
5500 milliards d’euros

C’est le coût de l’inaction : il représente le montant des dommages du réchauffement climatique si rien
n’est fait d’ici à 2050. Ce chiffre a été établi par l’économiste Sir Nicholas Stern dans un rapport
publié en octobre2006. Évalué pour la première fois, ce coût exorbitant a fait l’effet d’une bombe.
Ce qu’il faut retenir au-delà du simple chiffre: l’importance d’agir dès maintenant. Et d’autant plus vite que la facture ne cesse de s’alourdir.
Cela devrait donc inciter politiques et industriels à se mobiliser.

 
LES EXPERTS AU CHEVET DE LA PLANÈTE

Pourquoi la Terre se réchauffet- elle?
Quelles sont les conséquences prévisibles? Qui en est responsable?
Quelles solutions mettre en place pour limiter les dégâts?
C’est pour tenter de répondre à toutes ces questions qu’a été mis en place le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).
Créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), il regroupe les meilleurs experts mondiaux du
climat. Début 2007, le groupe de travail n° 1 du GIEC, consacré à la science du climat, a effectué une large synthèse de travaux publiés dans le monde entier et a fait connaître ses résultats qui ont maintenant valeur de référence. Un large consensus sur les causes et conséquences du réchauffement climatique a ainsi vu le jour.

MAINTENAT,PASSEZ A L'ACTION !

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Vendredi 21 septembre 2007

 

Oui, la planète se réchauffe; la température a augmenté de 0,5°C au cours du dernier siècle. Selon le rapport du GIEC publié en janvier 2001, intitulé "Changement climatique 2001 : impacts, adaptation et vulnérabilité", le réchauffement de la planète pourrait atteindre 1,4°C à 5,8°C au cours du siècle à venir.
(GIEC: Groupe intergouvernemental sur les changements climatiques)


Quelles sont les conséquences du réchauffement climatique ?

Les dernières années ont donné quelques aperçus des risques que ferait courir le changement climatique au continent européen : même s’il n’est généralement pas possible d’attribuer tel ou tel événement météorologique extrême (tempête, inondation, vague de chaleur…) au dérèglement climatique, les faits observés matérialisent fidèlement les résultats du GIEC. Certains effets du dérèglement climatique sont d'ailleurs déjà visibles en France : élévation de 0,9°C en un siècle de la température moyenne annuelle et retrait des glaciers.
A très long terme, mais sans doute pas avant le prochain siècle, des perturbations importantes pourront également intervenir dans les courants marins et les glaces polaires, avec des conséquences sur la répartition du réchauffement climatique selon les régions du globe, notamment un réchauffement moins marqué sur l’Europe du Nord.


Si l'effet de serre est un phénomène naturel, en quoi l'homme participe-t-il à l'augmentation de ce phénomène ?

En fait, les activités industrielles conduites par l'homme génèrent des quantités croissantes de "gaz à effet de serre". Des gaz qui, certes, permettent de produire l'effet de serre mais qui, en trop grandes quantités poussent la température globale à des niveaux artificiellement élevés qui altèrent le climat.

Qu'est-ce que le protocole de Kyoto ?

Ce protocole, signé en 1997, à Kyoto fixe des objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre afin de lutter contre le réchauffement climatique. Il impose depuis le 16 février 2005, date de sa mise en œuvre, à une trentaine de pays industrialisés d'atteindre les objectifs quantitatifs de réduction ou de limitation de leurs émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, au titre du Protocole de Kyoto, les pays industrialisés auront à ramener en deçà des niveaux de 1990 leurs émissions combinées des six principaux gaz à effet de serre, exprimées en équivalent CO2 d’après leur PRG, durant la période 2008-2012. L’Union européenne, par exemple, aura à baisser ses émissions combinées de 8% tandis que le Japon devrait réduire ses émissions de 6%.
A l'heure actuelle, seuls quatre pays industrialisés n’ont pas encore ratifié le Protocole de Kyoto : à savoir l’Australie, les États-Unis, le Liechtenstein et Monaco. L’Australie et les États-Unis ont indiqué qu’ils n’avaient pas l’intention de le faire; à eux deux, ils comptent pour plus d’un tiers des gaz à effet de serre du monde industrialisé.

8% c'est pas assez, on peut faire mieux !

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Jeudi 20 septembre 2007
 


Le Protocole de Kyoto impose une limite sur le total des émissions de CO2 de chaque pays industrialisés. Individuellement, ces pays ont des objectifs obligatoires d’émissions qu’ils doivent respecter.Au moment de la définition du protocole de Kyoto, les responsables ont imaginé que certains pays feraient mieux que les objectifs prévus et que d'autres auraient du mal à remplir. Il a donc été prévu, dans le protocole, un "marché du carbone" qui permet donc aux pays ayant épargné des unités d’émissions - des émissions permises mais non “utilisées” - de vendre cet excès aux pays ayant dépassé leurs objectifs d’émissions.L'Union européenne a lancé officiellement le 1er janvier 2005 le premier marché international des droits d'émission, une bourse destinée à permettre aux entreprises des 25 Etats-membres de vendre et acheter des droits d'émettre du CO2 et cinq autres gaz à effet de serre.

Qu'est-ce que le mécanisme de développement propre du protocole de Kyoto?

Ce mécanisme a pour objet, d'une part, d'aider les pays en développement à parvenir à un développement durable tout en contribuant à la stabilisation des gaz à effet de serre et, d'autre part, d'aider les pays développés de remplir leurs engagements chiffrés de limitation et de réduction de leurs émissions. Ainsi, si un pays industrialisé aide un pays en développement à mettre en place un mécanisme qui permet à ce pays de se développer de la façon la plus "propre" possible, le pays industrialisé pourra déduire de ces émissions cette aide.


Qu'est-ce que la climatologie ?

La climatologie est la science qui étudie le climat, son histoire, mais aussi son futur probable. La climatologie est une science récente qui s’est fortement développée au cours des vingt dernières années. Elle nécessite une approche interdisciplinaire, qui rassemble des physiciens, mathématiciens, chimistes, informaticiens, géologues… Ceux-ci unissent leurs efforts pour comprendre et modéliser les mécanismes qui régissent le climat de la terre et son atmosphère, en s’appuyant sur les observations du climat présent et la reconstitution des climats passés et de leur évolution.

Sur quels éléments les climatologues s'appuient-ils pour connaître les évolutions passés du climat ?

Les glaciers continentaux, les sédiments marins ou lacustres, les concrétions minérales ou encore les cernes d’arbres ont « enregistré » les conditions environnementales et climatiques qui prévalaient lors de leur formation : après analyse et datation, les climatologues connaissent ainsi la température, la composition de l'atmosphère, la pluviosité ou les circulations atmosphérique et océanique de l’époque de leur composition.


Voir aussi : projet Epica, forage européen de glaces en Antarctique
 
 
REAGISSONS !
 
 
 
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Jeudi 20 septembre 2007
 

La compréhension croisée des climats du passé et du climat actuel permet d’élaborer des modèles informatiques complexes, s’appuyant sur des moyens de calculs puissants. L’utilisation des modèles pour prédire le climat du futur montre un risque de réchauffement climatique. Il serait dû aux activités humaines, en particulier aux gaz à effet de serre résultant de la combustion des combustibles fossiles et de l’usage des sols, notamment la déforestation. Les travaux des chercheurs ont amené à une prise de conscience de ce danger : ils apportent aux décideurs et au public des ensembles de prédictions crédibles, sur l’amplitude et les incertitudes du réchauffement des prochaines décennies.

Le CEA et la recherche sur le climat

La recherche sur le climat et l'environnement a été développée au CEA à partir des années 1950 autour du savoir-faire acquis dans la mise en œuvre de méthodes d’analyse isotopiques et nucléaires.
En 1988, la création du Groupe International d’Experts sur le Changement Climatique (GIECC ou IPCC) a concrétisé le rôle des scientifiques académiques en tant qu’acteurs centraux de la réflexion sur le changement climatique. Le CEA, représenté dans cette instance, a alors renforcé sa présence dans ce domaine par la création du Laboratoire de Modélisation du Climat et de l'Environnement (LMCE) en 1991, puis du Laboratoire des Sciences du Climat et de l'environnement (LSCE), unité mixte de recherche CEA-CNRS, en 1998.
Au sein du dispositif national, le LSCE centre sa contribution sur deux axes de recherche majeurs : la variabilité du système climatique et les impacts des activités humaines sur l'environnement global. Son approche méthodologique est fondée sur la maîtrise des outils isotopiques et nucléaires ainsi que sur la modélisation et la conduite de simulations numériques. Ce laboratoire constitue l’un des plus laboratoires de recherche français les plus importants dans le domaine des sciences du climat.

Liens INTERNET :
Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement du CEA - LSCE
la convention-cadre des Nations Unis sur les changements climatiques (CCNUCC)
Centre Interprofessionnel Technique d'Etudes de la Pollution Atmosphérique - CITEPA

AGISSONS !

http://economie-de-carburant.travaillez-domicile.com/

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